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Remboursement Psychologue

MonSoutienPsy : peut-on consulter plusieurs psychologues en même temps ?

MonSoutienPsy : peut-on consulter plusieurs psychologues en même temps ?

Le Dispositif Mon Soutien PsyPar 7 min de lecture

Vous hésitez entre deux professionnels, ou vous souhaitez un second regard sur votre situation. La question se pose alors très vite : le dispositif MonSoutienPsy permet-il de voir deux psychologues à la fois  La réponse dépend d’un point central : le plafond de séances suit le patient, pas le praticien. Cet article explique ce que disent les sources officielles, ce qui change quand on change de psychologue, et comment procéder sans mauvaise surprise.

À retenir

  • L’Assurance Maladie prend en charge 12 séances par année civile et par patient, quel que soit le nombre de psychologues consultés.
  • Vous pouvez changer de psychologue partenaire en cours d’année  le nouveau praticien réalise les séances restantes.
  • Le compteur de séances est commun : deux suivis en parallèle se partagent le même quota.
  • Prévenez toujours votre nouveau psychologue des séances déjà effectuées.
  • Pour un besoin plus lourd, d’autres voies de soins existent en dehors du dispositif.

Ce que prévoit le dispositif MonSoutienPsy

MonSoutienPsy est un dispositif public qui permet de consulter un psychologue partenaire de l’Assurance Maladie, avec une prise en charge des séances. Selon la page consacrée au remboursement des séances sur ameli.fr, il comprend 12 séances d’accompagnement psychologique : un entretien d’évaluation, puis jusqu’à 11 séances de suivi.

Le tarif est de 50 € par séance, sans possibilité de dépassement d’honoraires, d’après le dossier de presse de l’Assurance Maladie de janvier 2026. L’Assurance Maladie en rembourse 60 %, et la complémentaire santé intervient généralement sur le solde. Les informations de service-public.gouv.fr rappellent que le passage préalable par un médecin n’est plus obligatoire : vous pouvez prendre rendez-vous directement.

Le dispositif s’adresse aux personnes de 3 ans et plus qui vivent une souffrance psychique légère à modérée, précise Mon Parcours Handicap. Les situations de risque suicidaire, de maladie psychiatrique ou de dépendance nécessitant des soins spécialisés en sont exclues. L’ARS Centre-Val de Loire confirme ce public et l’accès soit direct, soit sur adressage d’un médecin. Pour le détail des critères, consultez notre article sur les critères d’éligibilité au dispositif.

Le plafond de 12 séances est attaché au patient

Le point décisif tient en une phrase, reprise par l’Assurance Maladie : elle ne prend en charge que 12 séances par année civile et par patient. Le quota n’appartient donc pas à un psychologue, mais à vous. Il se remet à zéro au 1er janvier, pas à la date de votre première séance.

Une année civile est la période qui court du 1er janvier au 31 décembre. Si vous commencez un suivi en septembre, vos séances de septembre à décembre comptent dans le quota de l’année en cours. Vous retrouvez ensuite un nouveau quota au 1er janvier.

Concrètement, voir deux psychologues partenaires ne double pas vos droits. Les séances effectuées chez l’un et chez l’autre s’additionnent sur le même compteur. Si vous en réalisez 6 chez le premier et 6 chez le second, le quota de l’année est atteint. Pour approfondir ce calcul, vous pouvez lire notre point sur le nombre de séances remboursées par an.

Changer de psychologue en cours d’année

Changer de praticien est explicitement prévu. La page d’ameli.fr indique que le patient peut changer de psychologue partenaire et que le nouveau praticien réalise les séances de suivi restantes  le dossier de presse de l’Assurance Maladie confirme cette possibilité. Il n’y a donc pas de blocage si la relation thérapeutique ne vous convient pas. La qualité de l’alliance entre le patient et le psychologue compte beaucoup dans un suivi : chercher un praticien plus adapté est une démarche légitime, et non un échec.

Les raisons de changer sont nombreuses. Le style d’écoute peut ne pas vous correspondre, les horaires peuvent devenir incompatibles, ou vous pouvez déménager. Le déménagement n’est pas un obstacle : l’annuaire officiel, indique l’ARS Centre-Val de Loire, permet de filtrer les praticiens selon le public accueilli (enfants, adolescents, adultes) et le mode de consultation.

Une précaution s’impose : informez le nouveau psychologue du nombre de séances que vous avez déjà effectuées. La page d’ameli.fr demande de le faire, car le suivi s’inscrit dans le même plafond annuel. Sans cette information, vous risquez de dépasser le quota sans le savoir.

Ce mécanisme est détaillé dans notre article sur la possibilité de changer de praticien en cours d’année, qui complète celui-ci.

Deux psychologues en parallèle : ce que cela implique

Aucune des pages officielles consultées n’accorde un second quota pour un second psychologue. À l’inverse, elles répètent que le plafond porte sur l’ensemble des séances du patient. En pratique, un suivi en parallèle a donc trois conséquences.

Premièrement, le quota est partagé. Chaque séance chez l’un réduit ce qui reste chez l’autre. Deuxièmement, le dispositif est conçu comme un parcours : un entretien d’évaluation, puis jusqu’à 11 séances de suivi, d’après Mon Parcours Handicap. Multiplier les intervenants brouille cette logique. Troisièmement, la coordination devient plus difficile : deux professionnels sans échange peuvent proposer des pistes différentes, voire contradictoires.

Un entretien d’évaluation est la première séance du parcours, au cours de laquelle le psychologue examine votre situation. Il ouvre le parcours, et jusqu’à 11 séances de suivi peuvent ensuite s’ajouter.

Si vous souhaitez un second avis, mieux vaut en parler ouvertement à votre psychologue actuel. Un praticien sérieux comprendra la démarche et pourra vous orienter, y compris vers un confrère ou un médecin.

Contrôles et risque de demande de remboursement

L’Assurance Maladie indique que des contrôles sont réalisés systématiquement pour vérifier le respect du plafond. Le plafond étant fixé par patient, et non par psychologue, il s’applique à l’ensemble de vos séances. Une séance au-delà des 12 autorisées ne relève plus du dispositif.

Selon la page ameli.fr dédiée, un dépassement du plafond peut donner lieu à des demandes financières. Il vaut mieux tenir votre propre décompte : notez la date de chaque séance, avec le nom du praticien, dans un carnet ou une note.

Le tiers payant, qui évite d’avancer les frais, s’applique dans certaines situations : bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, certaines affections de longue durée, grossesse à partir du sixième mois ou accident du travail. Hors de ces cas, vous réglez le psychologue puis vous demandez le remboursement. Le tarif étant fixé à 50 €, tout supplément est encadré : voyez l’article sur les dépassements d’honoraires interdits dans le dispositif.

Quelles alternatives pour un second regard 

Certaines situations justifient un autre interlocuteur, sans pour autant multiplier les psychologues partenaires. Si votre souffrance est plus importante que le cadre « légère à modérée », le dispositif n’est pas adapté et un médecin ou un psychiatre devient l’interlocuteur naturel. Notre article sur le choix entre psychiatre et psychologue vous aide à faire ce tri.

Après les 12 séances, service-public.gouv.fr précise que le forfait est renouvelable chaque année civile, à la suite d’une concertation entre un médecin et le psychologue consulté ou un psychiatre. Selon ameli.fr, les professionnels décident alors si un accompagnement psychologique supplémentaire ou une autre prise en charge est adapté.

Un dernier point mérite l’attention : la souffrance psychique évolue avec le temps. Un besoin léger au début de l’année peut devenir plus marqué au fil des mois. Dans ce cas, n’attendez pas d’avoir épuisé vos séances pour en discuter avec votre psychologue ou votre médecin traitant. Ils pourront vous conseiller sur le moment opportun pour envisager une autre orientation, et sur les démarches à engager.

Enfin, une consultation avec un professionnel hors annuaire reste possible, mais elle sort du cadre du dispositif. Sa prise en charge dépend alors de votre contrat de complémentaire santé, ce que nous détaillons dans l’article sur les psychologues non conventionnés.

Comment procéder concrètement

Voici une démarche simple pour changer de psychologue sans perdre le bénéfice de vos séances.

  1. Faites le point sur le nombre de séances déjà réalisées cette année.
  2. Cherchez un nouveau praticien dans l’annuaire officiel des psychologues partenaires.
  3. Précisez, dès la prise de contact, que vous avez déjà commencé un parcours.
  4. Communiquez le nombre de séances effectuées et leurs dates.
  5. Conservez vos factures et feuilles de soins de chaque praticien.

Pour trouver un professionnel, notre guide sur la recherche d’un psychologue conventionné près de chez vous détaille les critères utiles.

Questions fréquentes

Puis-je voir deux psychologues partenaires le même mois 

Rien dans les pages officielles consultées n’ouvre un second quota. Les séances s’additionnent sur le plafond de 12 par année civile et par patient. Chaque séance consomme donc le même crédit, et l’Assurance Maladie contrôle systématiquement le respect de ce plafond.

Si je change de psychologue, dois-je recommencer à zéro 

Non, d’après l’Assurance Maladie, le nouveau praticien réalise les séances restantes de votre quota annuel. Informez-le des séances déjà faites. La conduite du suivi relève ensuite de son appréciation clinique : parlez-en avec lui dès le premier rendez-vous.

Les séances non utilisées sont-elles reportées l’année suivante 

Les sources consultées indiquent que le quota est calculé par année civile et se renouvelle chaque année. Elles ne prévoient pas de report des séances non utilisées. Il est prudent de ne pas compter dessus et de vous renseigner auprès de votre caisse.

En résumé

MonSoutienPsy vous permet de changer de psychologue en cours d’année, mais le plafond de 12 séances par année civile reste attaché à vous. Consulter deux psychologues en parallèle ne double donc pas vos droits et partage un seul compteur. Tenez un décompte précis, prévenez chaque praticien de votre parcours et parlez-en ouvertement avec lui. Si votre situation dépasse le cadre du dispositif, un médecin ou un psychiatre est le bon interlocuteur. Pour les modalités générales, vous pouvez aussi consulter notre guide des remboursements.