Beaucoup de personnes découvrent la règle après coup : trois ou quatre séances payées, une feuille de soins qui n’existe pas, et une mutuelle qui ne rembourse rien. La raison est presque toujours la même. Le remboursement d’un psychologue ne dépend ni de son diplôme ni de votre niveau de garantie en général : il dépend de la voie de prise en charge par laquelle passent les séances.
Choisir une mutuelle pour ce poste suppose donc de comprendre d’abord qui paie quoi. Ce guide reprend, dans l’ordre, le dispositif public Mon soutien psy, les séances hors dispositif, la différence entre psychologue, psychiatre et psychothérapeute, puis les lignes précises à lire dans un tableau de garanties. Il se termine par une checklist et les questions les plus fréquentes.
Ce guide décrit des règles de financement. Il ne donne aucun conseil médical et ne recommande aucun organisme : le choix d’un accompagnement relève de vous et de votre médecin.
À retenir
- L’Assurance Maladie ne rembourse un psychologue que s’il est partenaire du dispositif Mon soutien psy : 12 séances par année civile à 50 €, remboursées à 60 %.
- À compter du 1er octobre 2026, la loi prévoit le tiers payant sur la part de l’Assurance Maladie (article L162-58 du Code de la sécurité sociale) ; ses modalités dépendent d’un décret.
- Sur ces séances, un contrat de complémentaire dit « responsable » prend en charge les 40 % restants : le haut de gamme n’apporte rien de plus sur ce poste.
- Hors dispositif, l’Assurance Maladie ne rembourse rien : seul un forfait « psychologue » de la mutuelle intervient.
- La ligne décisive du contrat : forfait dédié ou partagé avec les médecines douces, montant annuel en euros, plafond par séance.
- Le psychiatre est médecin et remboursé comme un spécialiste ; les centres médico-psychologiques proposent des consultations sans frais.
Qui rembourse quoi : les quatre voies de prise en charge
Il n’existe pas une réponse unique à la question « est-ce remboursé ? », parce qu’il existe quatre voies de prise en charge indépendantes. La mutuelle ne joue pas le même rôle dans chacune d’elles. Avant de comparer des contrats, il faut savoir laquelle vous concerne.
| Voie | Qui consulte-t-on ? | Part de l’Assurance Maladie | Rôle de la mutuelle |
|---|
| Mon soutien psy | Un psychologue partenaire, inscrit à l’annuaire | 60 % d’une séance à 50 €, dans la limite de 12 séances par an | Complète les 40 % restants (contrat responsable) |
| Centre médico-psychologique (CMP) | L’équipe du centre de votre secteur | Consultations entièrement financées | Aucun rôle, rien à payer |
| Psychiatre | Un médecin spécialiste | Remboursement d’une consultation de spécialiste, selon le parcours de soins | Complète le ticket modérateur, éventuellement les dépassements |
| Psychologue hors dispositif | Un psychologue libéral non partenaire | Aucune | Seule source de remboursement, via un forfait éventuel |
Cette grille résume l’essentiel. Le reste du guide détaille chaque ligne, puis montre comment en tirer des critères de choix. Pour les termes techniques (ticket modérateur, secteur 2, tiers payant), le lexique de la prise en charge en donne une définition courte.
Mon soutien psy : les règles en vigueur
Mon soutien psy est le seul cadre dans lequel l’Assurance Maladie rembourse un psychologue exerçant en libéral, en centre de santé ou en maison de santé. Ses règles sont fixées par le Code de la sécurité sociale et rappelées par l’Assurance Maladie. Elles peuvent évoluer : vérifiez-les sur ameli.fr avant de prendre rendez-vous.
Nombre de séances et tarif
Le dispositif prend en charge jusqu’à 12 séances par année civile : un entretien d’évaluation, puis des séances de suivi. Chaque séance est facturée 50 € et remboursée à 60 % par l’Assurance Maladie. La limite de douze séances par année civile figure à l’article R162-65 du Code de la sécurité sociale.
Le nombre de séances prises en charge était auparavant de huit par an, et le tarif de la séance plus bas. Selon l’Assurance Maladie, le tarif est passé à 50 € (contre 30 € auparavant), le plafond de 8 à 12 séances et l’accès est devenu direct le 15 juin 2024. Le passage de huit à douze séances et la suppression de l’adressage préalable ont ensuite été inscrits dans le Code de la sécurité sociale par le décret n° 2025-424 du 13 mai 2025, publié au Journal officiel du 15 mai 2025 et entré en vigueur le lendemain. Beaucoup d’informations anciennes circulent encore : une page qui parle de huit séances est périmée.
Le psychologue partenaire ne peut pas pratiquer de dépassement. S’il applique un tarif non conventionné, la feuille de soins est automatiquement rejetée, selon l’Assurance Maladie.
Qui peut en bénéficier
Le dispositif est ouvert dès l’âge de 3 ans, sans limite d’âge supérieure affichée. Il s’adresse aux personnes en souffrance psychique d’intensité légère à modérée : anxiété, humeur dépressive, mal-être, par exemple. Pour un mineur, les titulaires de l’autorité parentale doivent donner leur accord.
Certaines situations relèvent d’emblée d’une évaluation par un médecin ou un psychiatre plutôt que de ce dispositif : risque suicidaire, formes sévères d’anxiété ou de dépression, troubles psychiatriques, dépendances. Cette frontière n’est pas administrative : c’est une question clinique, qui se discute avec un professionnel de santé.
Accès direct : plus besoin d’adressage médical
Le changement le plus utile du dispositif reste mal connu : il n’est plus nécessaire d’être orienté par un médecin avant la première séance. L’Assurance Maladie applique l’accès direct depuis le 15 juin 2024, et le décret n° 2025-424 du 13 mai 2025 a retiré la condition d’adressage de l’article R162-64 du Code de la sécurité sociale. Vous prenez directement rendez-vous avec un psychologue partenaire. Le médecin peut toujours orienter un patient s’il le juge utile, et un courrier d’adressage éventuel se présente à la première séance.
Séances à distance
Le Code de la sécurité sociale autorise le psychologue à réaliser des séances par vidéotransmission, à l’exception de l’entretien d’évaluation (article R162-68, dans la même section du code). La séance à distance doit se tenir dans un lieu qui garantit la confidentialité, précise l’Assurance Maladie.
Tiers payant : ce qui existe, ce qui change au 1er octobre 2026
Jusqu’au 30 septembre 2026, le tiers payant est obligatoire dans le dispositif pour les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire et de l’aide médicale de l’État, et pour les séances liées à une affection de longue durée, à la maternité (à partir du sixième mois de grossesse) ou à un accident du travail ou une maladie professionnelle. Les autres patients règlent la séance puis sont remboursés.
À compter du 1er octobre 2026, l’article L162-58 du Code de la sécurité sociale, modifié par l’article 56 de la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026, prévoit le tiers payant sur la part prise en charge par l’Assurance Maladie (60 % de la séance), selon des modalités renvoyées à un décret. La service-public.gouv.fr, fiche F34917, vérifiée le 3 juillet 2026, indique que ce décret reste à publier ; nous n’en avons pas trouvé au 27 septembre 2026. Le texte ne vise pas la part de 40 %, qui relève toujours de la complémentaire santé. Tant que ce décret n’est pas paru, demandez au praticien, à la prise de rendez-vous, s’il applique le tiers payant.
Le conventionnement décide, pas le diplôme
C’est la règle qui surprend le plus : deux psychologues aux diplômes identiques peuvent ouvrir des droits opposés. L’un est partenaire du dispositif, ses séances sont remboursées. L’autre ne l’est pas, et l’Assurance Maladie ne rembourse rien. La loi exige en effet que le psychologue ait été sélectionné et soit signataire d’une convention avec l’organisme local d’assurance maladie (Code de la sécurité sociale, article L162-58).
Pourquoi le psychologue n’est pas remboursé par défaut
Le psychologue n’est pas médecin. Sa profession n’a pas, historiquement, de convention générale avec l’Assurance Maladie comparable à celle des médecins ou des kinésithérapeutes. Le dispositif a créé une voie conventionnée particulière. En dehors de ce cadre, le praticien fixe librement ses honoraires et aucune prise en charge obligatoire n’existe. C’est vrai d’un praticien réputé comme d’un débutant.
Comment vérifier qu’un psychologue est partenaire
La seule source fiable est l’annuaire des psychologues partenaires, accessible depuis la page Mon soutien psy d’ameli.fr. Une mention sur un site personnel ou sur une plateforme de prise de rendez-vous ne vaut pas confirmation. Le plus simple reste de poser la question au moment de la prise de rendez-vous : les praticiens partenaires y répondent sans difficulté.
Si votre psychologue n’est pas partenaire
Trois possibilités existent, et aucune n’implique de changer de praticien si l’accompagnement vous convient :
- vérifier le forfait de votre complémentaire, seule prise en charge possible dans ce cas ;
- demander une facture nominative complète après chaque séance, condition habituelle du remboursement ;
- envisager, pour un besoin ponctuel, une entrée par le dispositif avec un praticien partenaire.
Une précision nécessaire
Le conventionnement ne dit rien de la compétence. Certains praticiens expérimentés ne sont pas partenaires, par choix ou parce que leur pratique ne correspond pas au cadre du dispositif. Le choix d’un accompagnement ne devrait pas se réduire à une question de remboursement.
Psychiatre, psychologue, psychothérapeute : trois titres, trois régimes
Les trois mots sont employés indifféremment dans le langage courant. Ils désignent pourtant des formations et des régimes de remboursement sans rapport. Or c’est le titre du praticien qui détermine laquelle des lignes de votre mutuelle s’applique.
Le psychologue
Le psychologue est un professionnel dont le titre est protégé par la loi : son usage est réservé aux titulaires d’un diplôme universitaire de psychologie figurant sur une liste fixée par décret (loi n° 85-772 du 25 juillet 1985, article 44). Il n’est pas médecin et ne prescrit pas de médicaments. Son remboursement par l’Assurance Maladie n’existe que dans le cadre de Mon soutien psy.
Le psychiatre
Le psychiatre est un médecin spécialiste. Il pose des diagnostics, peut prescrire des traitements et des arrêts de travail. Sa consultation est remboursée comme celle d’un autre spécialiste, selon son secteur d’exercice et le respect du parcours de soins coordonné.
Les 16-25 ans peuvent consulter un psychiatre directement, sans passer par leur médecin traitant, sans perdre en remboursement. Au-delà de cet âge, consulter hors parcours de soins réduit le remboursement. En secteur à honoraires libres, des dépassements peuvent s’appliquer : leur prise en charge dépend de votre contrat.
Le psychothérapeute
Le psychothérapeute est un titre protégé d’une autre nature : son usage est réservé aux professionnels inscrits au registre national des psychothérapeutes, tenu par les agences régionales de santé (loi n° 2004-806 du 9 août 2004, article 52). L’inscription suppose une formation en psychopathologie clinique, dont les médecins et les psychologues peuvent être dispensés en tout ou partie.
Ce titre peut donc être détenu par un médecin, par un psychologue, ou par une personne ayant suivi la formation requise. C’est pourquoi il ne dit rien, seul, du remboursement. Tout dépend de la qualité du praticien par ailleurs.
Ce qui n’est pas un titre protégé
« Psychopraticien », « coach » ou « psychanalyste » employé seul ne sont pas des titres encadrés comme les précédents. Ces appellations peuvent recouvrir des pratiques sérieuses, mais n’ouvrent par elles-mêmes aucune prise en charge obligatoire. Les forfaits de complémentaire posent souvent des conditions sur la qualité du praticien : lisez-les avant de consulter.
| Praticien | Remboursement Assurance Maladie | Ligne de la mutuelle concernée |
|---|
| Psychologue partenaire de Mon soutien psy | 60 %, 12 séances par an | Ticket modérateur (40 %) |
| Psychologue non partenaire | Aucun | Forfait psychologue ou médecines douces |
| Psychiatre | Comme un médecin spécialiste | Consultation de spécialiste, dépassements |
| Psychothérapeute | Selon sa qualité par ailleurs | Selon sa qualité par ailleurs |
| Appellation non protégée | Aucun | Souvent exclue : à vérifier |
Ce que fait n'importe quelle mutuelle responsable
Voici le point que les pages commerciales soulignent rarement : pour les séances Mon soutien psy, presque toutes les mutuelles remboursent la même chose. Un contrat de complémentaire santé dit « responsable » prend en charge les 40 % restants, soit 20 € sur une séance à 50 €.
Un contrat responsable est un contrat de complémentaire santé qui respecte un cahier des charges réglementaire : il doit notamment couvrir le ticket modérateur des soins remboursés par l’Assurance Maladie, mais pas la participation forfaitaire. C’est le type de contrat le plus couramment proposé, en individuel comme en entreprise.
Conséquence pratique pour votre choix
Si vos besoins se limitent à quelques séances dans le dispositif, monter en gamme n’améliore pas votre remboursement sur ce poste. Les séances sont déjà couvertes à 100 % par l’addition de l’Assurance Maladie et d’un contrat responsable. La différence entre deux contrats se joue ailleurs : hors dispositif, et chez le psychiatre en secteur à honoraires libres.
Les situations particulières
- Complémentaire santé solidaire : ce dispositif public, destiné aux personnes aux ressources modestes, couvre la part non remboursée et ouvre le tiers payant.
- Contrat non responsable : plus rare, il n’est pas tenu aux mêmes garanties minimales. Vérifiez alors explicitement la prise en charge du ticket modérateur.
- Consultation de psychiatre : la participation forfaitaire de 2 € par consultation reste à votre charge, le contrat responsable ne la remboursant pas.
Hors dispositif : lire la ligne « psychologue » de son tableau
C’est ici que les contrats se distinguent vraiment. Quand le praticien n’est pas partenaire, ou quand les douze séances annuelles sont épuisées, la seule prise en charge possible est un forfait prévu par votre complémentaire. C’est aussi la ligne la plus mal rédigée des tableaux de garanties.
Forfait dédié ou forfait partagé
Un forfait partagé est une enveloppe annuelle commune à plusieurs pratiques, souvent rangées sous « médecines douces », « médecines complémentaires » ou « bien-être » : ostéopathie, chiropraxie, diététique, psychologie. Elle se consomme dans l’ordre des demandes, quelle que soit la pratique. Deux séances d’ostéopathie peuvent donc épuiser ce qui devait financer un accompagnement psychologique.
Un forfait dédié isole une ligne « psychologue » avec son propre montant annuel. C’est nettement plus lisible, et cela protège l’enveloppe des autres usages du foyer.
Les cinq paramètres qui fixent votre remboursement réel
- Le montant annuel, exprimé en euros par année civile ou par année d’adhésion.
- Le plafond par séance, qui s’ajoute au plafond annuel et compte autant que lui.
- Le nombre de séances maximal, que certains contrats fixent au lieu d’un montant.
- Le périmètre : individuel ou familial, et, s’il est familial, mutualisé entre les membres ou par personne.
- Le délai de carence éventuel, période après la souscription pendant laquelle le forfait ne joue pas encore.
Un calcul simple pour comparer
Pour comparer deux contrats, traduisez chaque forfait en nombre de séances effectivement couvertes. Prenons un exemple entièrement fictif, avec des chiffres arbitraires choisis pour l’illustration. Un contrat A propose 150 € par an, plafonnés à 25 € par séance : il finance au plus six séances, à hauteur de 25 € chacune. Un contrat B propose 120 € par an sans plafond par séance : il couvre intégralement deux séances d’un praticien qui facturerait 60 €.
Le contrat au montant annuel le plus élevé n’est donc pas forcément celui qui rembourse le mieux votre situation. Tout dépend du tarif pratiqué par votre praticien et du nombre de séances envisagé. Faites le calcul avec les chiffres réels de votre tableau et le tarif annoncé par le psychologue.
Justificatifs et calendrier
La condition habituelle est une facture nominative mentionnant l’identité du praticien, sa qualité et son numéro d’enregistrement professionnel. Demandez-la à la fin de chaque séance plutôt qu’en fin d’année : elle se délivre sans difficulté sur le moment, beaucoup moins facilement six mois après.
Un forfait non consommé sur l’année est presque toujours perdu : il ne se reporte pas et ne se cumule pas. Pour un accompagnement qui commence en novembre, deux enveloppes annuelles successives seront mobilisables, mais la première ne couvrira que les séances de l’année en cours.
Après les douze séances prises en charge
La limite de douze séances par année civile convient à un accompagnement bref. Elle peut être insuffisante pour un suivi plus long. Au-delà, la prise en charge par l’Assurance Maladie s’arrête pour l’année en cours ; le droit s’ouvre à nouveau l’année civile suivante. L’Assurance Maladie indique qu’une poursuite des soins au-delà se discute avec un médecin.
Les options qui restent
- Poursuivre avec le même praticien, à vos frais, en mobilisant le forfait de votre complémentaire s’il existe. Le tarif se convient alors avec le praticien.
- Se tourner vers un centre médico-psychologique, dont les consultations sont gratuites et financées par la Sécurité sociale. Chaque personne dépend d’un CMP selon son lieu d’habitation et peut le contacter directement. Les délais de premier rendez-vous peuvent être longs : mieux vaut anticiper.
- Consulter un psychiatre, remboursé comme un médecin spécialiste. Cette orientation relève d’une discussion avec votre médecin plutôt que d’un calcul budgétaire.
- Attendre l’année civile suivante, si la situation le permet. C’est une question clinique, pas administrative.
Anticiper dès la première séance
La limite annuelle est connue dès le départ. En parler avec le praticien au début plutôt qu’à la fin permet de construire un accompagnement qui tient dans le cadre, ou de prévoir la suite. Conservez aussi le décompte des séances déjà prises en charge dans l’année.
Si la situation est urgente
Les règles de remboursement ne doivent jamais retarder une demande d’aide. En cas d’urgence, appelez le 15 ou le 112. Le 3114, numéro national de prévention du suicide, est joignable gratuitement, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, partout en France.
Choisir selon votre situation
Il n’y a pas de « meilleure mutuelle psychologue » dans l’absolu. Il y a des contrats adaptés à un scénario donné. Partez du vôtre plutôt que du niveau de gamme.
Quelques séances avec un psychologue partenaire
C’est le cas le plus fréquent et le plus simple. Tout contrat responsable suffit : il complète les 40 % restants. Le critère utile devient la praticité : délai de remboursement, transmission automatique des remboursements de l’Assurance Maladie à la mutuelle, tiers payant quand le praticien le pratique.
Un suivi long, ou avec un praticien non partenaire
Le forfait hors dispositif devient le critère principal. Cherchez une ligne dédiée plutôt qu’une enveloppe partagée, un montant exprimé en euros, et un plafond par séance cohérent avec le tarif du praticien. Vérifiez que le psychologue remplit les conditions posées par le contrat, notamment l’enregistrement professionnel.
Un enfant ou un adolescent
Le dispositif est ouvert dès 3 ans, avec l’accord des titulaires de l’autorité parentale. Pour un accompagnement plus long hors dispositif, regardez si le forfait est par personne ou mutualisé à l’échelle du foyer. Pour les enfants et adolescents, les centres médico-psychologiques dédiés aux enfants et aux adolescents constituent aussi une voie sans frais.
Un accompagnement par un psychiatre
Le critère devient la prise en charge des dépassements d’honoraires en secteur à honoraires libres. Les tableaux distinguent souvent deux niveaux selon que le médecin adhère ou non à un dispositif de modération tarifaire. Cette ligne figure dans la rubrique « soins courants » ou « consultations de spécialistes », pas dans le forfait psychologue.
Pour voir comment dix complémentaires traitent ces lignes, sans cotisation affichée et sans commission, le comparatif des forfaits psychologue les lit sur six critères identiques.
Changer de mutuelle ou adapter son contrat
Avant de changer, vérifiez si votre besoin concerne vraiment la mutuelle. Si vos séances passent par Mon soutien psy, un changement de contrat ne changera pas votre remboursement. Si vous consultez hors dispositif, le forfait peut justifier une comparaison.
Côté réglementation, un contrat de complémentaire santé souscrit à titre individuel peut être résilié librement, à tout moment après un an d’engagement. Avant la première année, la résiliation suit l’échéance prévue au contrat.
Si vous êtes couvert par le contrat collectif de votre employeur, vous ne choisissez pas librement le contrat de base. Des options ou des surcomplémentaires peuvent toutefois renforcer certains postes. Demandez la notice et le tableau de garanties au service des ressources humaines ou à l’organisme assureur.
Quelques précautions valent dans tous les cas :
- Comparez à garanties égales, ligne par ligne, et pas seulement sur le prix.
- Vérifiez la présence d’un délai de carence sur le forfait psychologue du nouveau contrat.
- Évitez une période sans couverture entre l’ancien et le nouveau contrat.
- Conservez les tableaux de garanties des deux contrats, datés.
Ce site ne vend aucun contrat et ne perçoit aucune commission : sa méthode et ses limites sont décrites sur une page dédiée.
Checklist avant de prendre rendez-vous ou de choisir un contrat
- ☐ Le psychologue figure-t-il dans l’annuaire Mon soutien psy d’ameli.fr ?
- ☐ Ai-je posé la question du conventionnement et du tiers payant à la prise de rendez-vous ?
- ☐ Mon contrat de complémentaire est-il « responsable » (mention dans la notice) ?
- ☐ La ligne « psychologue » de mon tableau est-elle dédiée ou partagée avec les médecines douces ?
- ☐ Quel est le montant annuel en euros, et existe-t-il un plafond par séance ?
- ☐ Le forfait est-il individuel, familial mutualisé ou par personne ?
- ☐ Un délai de carence s’applique-t-il après la souscription ?
- ☐ Quelles pièces la mutuelle exige-t-elle : facture nominative, numéro d’enregistrement du praticien ?
- ☐ Combien de séances ai-je déjà utilisées cette année dans le dispositif ?
- ☐ Mon contrat couvre-t-il les dépassements de psychiatre, si cette voie est envisagée ?
Questions fréquentes
La mutuelle rembourse-t-elle les séances Mon soutien psy ?
Oui, avec un contrat responsable. L’Assurance Maladie rembourse 60 % de la séance à 50 €, et le contrat responsable prend en charge les 40 % restants, soit 20 €. Les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire n’ont rien à payer.
Mon psychologue n’est pas conventionné : qui rembourse ?
L’Assurance Maladie ne rembourse rien. Seul un forfait prévu par votre complémentaire peut intervenir, selon son montant, son plafond par séance et ses conditions de justificatif. Vérifiez si ce forfait est dédié au psychologue ou partagé avec d’autres pratiques.
Faut-il une ordonnance pour aller chez un psychologue partenaire ?
Non. L’accès est direct depuis le 15 juin 2024, selon l’Assurance Maladie : vous prenez rendez-vous vous-même avec un psychologue partenaire. Un médecin peut toujours vous orienter, mais ce n’est plus une condition du remboursement.
Le tiers payant est-il généralisé au 1er octobre 2026 ?
La loi le prévoit sur la part de l’Assurance Maladie, soit 30 € sur une séance à 50 € : c’est la rédaction de l’article L162-58 du Code de la sécurité sociale applicable à compter du 1er octobre 2026, issue de l’article 56 de la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025. Ses modalités doivent être fixées par un décret, que la service-public.gouv.fr, fiche F34917 annonçait encore à paraître (fiche vérifiée le 3 juillet 2026). La part de 40 % reste à la charge de la complémentaire, ou du patient s’il n’en a pas.
Un psychothérapeute est-il remboursé ?
Cela dépend de sa qualité par ailleurs. S’il est aussi psychiatre, il est remboursé comme un médecin. S’il est psychologue partenaire de Mon soutien psy, les séances du dispositif sont remboursées. Sinon, seule la mutuelle peut intervenir, si son contrat l’accepte.
Le forfait de ma mutuelle se reporte-t-il d’une année sur l’autre ?
Presque jamais. Un forfait non consommé sur l’année est en général perdu. Le contrat précise si l’année s’entend en année civile ou en année d’adhésion : c’est ce qui fixe la date de renouvellement.
D’autres réponses, regroupées par thème, figurent dans les questions fréquentes sur la prise en charge.
En résumé
Choisir une mutuelle pour être remboursé chez le psychologue commence par une question simple : par quelle voie passeront les séances ? Dans le dispositif Mon soutien psy, tout contrat responsable complète la part de l’Assurance Maladie, et le niveau de gamme ne change rien. Hors dispositif, tout repose sur le forfait de la complémentaire : dédié ou partagé, montant annuel, plafond par séance, carence et justificatifs.
- Vérifiez le conventionnement du praticien dans l’annuaire ameli avant la première séance.
- Lisez la ligne « psychologue » de votre tableau et traduisez-la en nombre de séances couvertes.
- Anticipez la fin des douze séances annuelles avec le praticien.
- Gardez à l’esprit les autres voies : CMP sans frais, psychiatre remboursé comme un spécialiste.
Les règles évoluent : ce guide est daté, et une règle qui aurait changé peut être signalée par la page contact. Les articles pratiques du blog détaillent certains cas particuliers.
Ce guide est publié à titre informatif. Il ne remplace pas les conditions générales et particulières de votre contrat, qui seules déterminent l’étendue de vos garanties.