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Remboursement Psychologue

MonSoutienPsy 2026 : tout ce qui change (tarifs à 50 €, 12 séances par an)

MonSoutienPsy 2026 : tout ce qui change (tarifs à 50 €, 12 séances par an)

Le Dispositif Mon Soutien PsyPar 9 min de lecture

En 2026, le dispositif MonSoutienPsy permet de consulter un psychologue conventionné pour un tarif encadré de 50 € par séance, évaluation initiale comprise, dans la limite de 12 séances par année civile. L’Assurance Maladie prend en charge 60 % de chaque séance, soit 30 €, et la complémentaire santé peut couvrir les 40 % restants, soit 20 €. Depuis juin 2024, l’accès est direct : il n’est plus nécessaire de passer par son médecin pour prendre rendez-vous. Pour les personnes qui se demandent ce qui a réellement changé, il faut distinguer trois choses : ce qui date de 2024 et s’est installé, ce qui est nouveau en 2026, et ce qui n’a jamais varié depuis la création du dispositif.

À retenir
– La séance conventionnée est facturée 50 €, sans dépassement possible, que ce soit l’évaluation ou le suivi.
– Le plafond est de 12 séances par an et par patient : un entretien d’évaluation puis jusqu’à 11 séances de suivi.
– L’accès est direct, sans ordonnance, mais l’orientation par un médecin reste possible.
– Le dispositif vise une souffrance psychique d’intensité légère à modérée, pour les personnes à partir de 3 ans.
– Les situations sévères (risque suicidaire, dépression ou anxiété sévères, troubles alimentaires marqués) relèvent d’une prise en charge psychiatrique.

Ce qui change vraiment en 2026 : le tri à faire

Le titre de cet article parle de « tout ce qui change ». Il faut être précis : le tarif unique de 50 € et le plafond de 12 séances ne sont pas une nouveauté de 2026. La page destinée aux psychologues sur ameli.fr indique qu’un tarif forfaitaire de 50 € s’applique, à la fois à la séance d’évaluation et aux séances de suivi, depuis le 15 juin 2024, et précise qu’« aucun dépassement n’est possible ».

Ce qui relève de l’actualité récente, en revanche, concerne surtout des adaptations ciblées. La page ameli.fr consacrée au remboursement des séances indique, par exemple, que la limite de séances a été levée à compter du 12 juin 2026 pour certains mineurs atteints d’une affection de longue durée (hors ALD 23) et suivis dans le cadre d’un protocole de soins. Il s’agit d’une exception pour un public précis, pas d’une suppression générale du plafond.

Pour le grand public, le message est donc simple : les règles de base sont stables. Si vous avez déjà consulté un psychologue conventionné en 2025, vous retrouverez en 2026 le même schéma de tarif, de remboursement et de plafond. Pour savoir combien de séances peuvent être remboursées chaque année, le détail est développé dans le nombre de séances remboursées par an.

Le tarif de 50 € : qui paie quoi

Chaque séance est facturée 50 €. L’Assurance Maladie rembourse 60 % de ce montant, soit 30 €. Les 40 % restants, soit 20 €, correspondent à la part qui revient normalement à la complémentaire santé. Ce partage figure sur la page ameli.fr dédiée au dispositif, qui précise que la complémentaire prend habituellement en charge cette seconde part.

Concrètement, trois situations se présentent :

  • Vous avez une complémentaire santé qui rembourse la part complémentaire : selon le contrat, les 20 € vous sont remboursés, ce qui peut aboutir à un reste à charge nul. Certaines complémentaires appliquent le tiers payant, d’autres remboursent après coup sur présentation de la facture.
  • Vous n’avez pas de complémentaire : les 20 € restent à votre charge, sauf si vous relevez d’un régime qui les prend en charge.
  • Vous relevez d’une situation de tiers payant obligatoire : l’assurance maladie prend en charge 100 % et vous n’avancez rien. La page destinée aux psychologues cite notamment les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, de l’aide médicale de l’État, les personnes en affection de longue durée, les femmes enceintes à partir du sixième mois de grossesse et les victimes d’accident du travail ou de maladie professionnelle.

La règle du tarif fixe protège le patient : un psychologue conventionné ne peut pas demander 60 ou 70 € parce qu’il pratique dans une grande ville ou parce que sa séance dure plus longtemps. Si un supplément vous est réclamé, c’est un point à clarifier immédiatement, et le sujet est traité dans dépassements d’honoraires et MonSoutienPsy : ce qui est interdit.

À noter, le partage 60 % / 40 % est un partage théorique. Le remboursement réel de la part complémentaire dépend du contrat : une mutuelle peut avoir un plafond, un forfait annuel ou des conditions particulières. Ce point est expliqué plus loin dans cet article.

Les 12 séances par an : évaluation puis suivi

Le dispositif prévoit jusqu’à 12 séances d’accompagnement psychologique par année civile et par patient. Cette limite se décompose ainsi : une séance d’évaluation, qui sert à comprendre la situation et à décider de la suite, puis jusqu’à 11 séances de suivi.

Deux précisions utiles :

Le compteur repart en début d’année. Il s’agit d’une année civile. Quelqu’un qui a utilisé ses 12 séances en 2026 ne peut pas en obtenir de nouvelles en décembre, mais retrouve un droit en janvier 2027. La question d’un nouveau cycle est traitée dans renouveler son forfait de 12 séances.

La séance d’évaluation se fait en présentiel. Selon la page ameli.fr pour les psychologues, les séances à distance peuvent représenter au maximum 20 % du volume de l’activité conventionnée du praticien, et l’évaluation initiale doit toujours avoir lieu en présence physique. Le suivi à distance est donc possible, mais il n’est pas la norme.

Douze séances ne constituent pas une durée de thérapie « standard » : c’est un cadre de prise en charge pour un accompagnement de courte ou moyenne durée. Pour certains patients, cela suffit à traverser une période difficile. Pour d’autres, notamment quand un trouble s’installe, il faudra envisager une suite hors dispositif, par exemple avec un psychologue non conventionné, dont les honoraires sont libres, ou avec une structure publique. La question de la suffisance du remboursement est celle de savoir si 50 € par séance suffisent à un bon suivi se pose à part.

L’accès direct : faut-il encore une ordonnance ?

Non. Depuis juin 2024, l’accès à un psychologue partenaire ne nécessite plus de passer par un médecin. La page ameli.fr destinée aux médecins le formule ainsi : la consultation préalable d’un médecin n’est plus obligatoire, et le patient peut prendre rendez-vous directement avec un psychologue référencé dans l’annuaire officiel. Sur la page destinée aux assurés, Ameli écrit que l’on peut intégrer le dispositif en prenant directement rendez-vous avec un psychologue.

Le médecin garde néanmoins un rôle possible :

  • Il peut adresser son patient à un psychologue partenaire.
  • Dans ce cas, il rédige un courrier d’accompagnement pour informer le psychologue du contexte, des éléments cliniques et des raisons de l’orientation. Le patient peut aussi s’appuyer sur sa propre ordonnance pour rédiger ce courrier.
  • Il reste l’interlocuteur pour évaluer si la situation relève d’un accompagnement psychologique léger à modéré ou d’une prise en charge psychiatrique.

Pour les personnes qui ne savent pas par où commencer, passer par le médecin traitant n’est donc plus une obligation, mais reste une option de sécurité, notamment en cas de doute sur la gravité des symptômes. Le sujet est développé dans obtenir une orientation pour consulter un psy remboursé.

Qui peut en bénéficier, et qui est exclu

Le dispositif s’adresse, selon la page ameli.fr destinée aux médecins, aux patients de plus de 3 ans (enfants, adolescents et adultes) en souffrance psychique d’intensité légère à modérée. L’âge minimum est de 3 ans ; en dessous, le dispositif ne s’applique pas.

Il ne s’agit pas d’un outil pour toutes les situations. La même page précise que les patients nécessitant une évaluation psychiatrique spécialisée immédiate sont exclus, en particulier ceux qui présentent :

  • des risques suicidaires ;
  • des formes sévères d’anxiété ou de dépression ;
  • des signes importants de trouble du comportement alimentaire ;
  • une affection psychiatrique de longue durée en cours ou un handicap psychique récent lié à un trouble psychiatrique.

Cette limite est structurelle : le psychologue conventionné accompagne, il ne prescrit pas de traitement médicamenteux et il n’est pas le bon interlocuteur pour une crise aiguë. Dans ces situations, l’orientation se fait vers un psychiatre, un centre médico-psychologique ou, en urgence, vers les services d’urgence. Pour comprendre les raisons de ces exclusions et les recours possibles, voir pourquoi les troubles sévères sont exclus et vers qui se tourner.

Un point mérite d’être rappelé : l’évaluation de la gravité n’est pas un jugement définitif. Le psychologue qui réalise la séance d’évaluation peut estimer que la situation dépasse le cadre du dispositif et orienter le patient vers un autre professionnel. Ce n’est pas un refus de soins, mais une réorientation.

Pour repérer les bons interlocuteurs, consultez le lexique de la prise en charge et la page Le dispositif du site ; le comparatif des forfaits psychologue aide ensuite à vérifier la part complémentaire de votre contrat.

Ce qui ne change pas : psychologues conventionnés et annuaire

Le remboursement à 60 % ne s’applique que si le psychologue a adhéré au dispositif. La page destinée aux psychologues indique qu’ils doivent signer une convention avec leur caisse d’assurance maladie, et que le retrait de cette convention suppose un courrier recommandé avec un préavis de deux mois. Le patient trouve les praticiens concernés dans l’annuaire officiel.

Un psychologue qui n’est pas conventionné garde des honoraires libres et ne donne pas droit au remboursement de l’Assurance Maladie. La différence est importante : une consultation à 60 ou 80 € chez un praticien non conventionné n’est pas remboursée par la Sécurité sociale, et l’éventuelle prise en charge dépend uniquement du contrat de complémentaire santé. Selon une synthèse de Selectra consultée pour cet article, les séances chez un psychologue non conventionné sont en moyenne facturées autour de 61 €, et les mutuelles couvrent souvent ce type de dépense via un forfait « bien-être » ou « médecines douces » à plafond annuel ; ce chiffre est indicatif et varie selon les praticiens et les villes. Cette distinction est détaillée dans la prise en charge d’un psychologue non conventionné.

Autre point de vigilance : l’annuaire des psychologues partenaires n’est pas une garantie de disponibilité. La même synthèse de Selectra relève que seule une partie des psychologues conventionnés apparaît sur les plateformes de prise de rendez-vous et que le délai moyen évoqué est d’environ 23 jours. Ces ordres de grandeur sont fournis à titre indicatif : le délai réel dépend de la ville, de la période de l’année et du praticien.

FAQ : vos questions sur MonSoutienPsy en 2026

Le tarif de 50 € est-il valable pour la première séance ?

Oui. D’après ameli.fr, la séance d’évaluation et les séances de suivi sont toutes deux facturées 50 €. Aucun dépassement n’est autorisé pour un psychologue conventionné dans le cadre du dispositif.

Faut-il une ordonnance de son médecin ?

Non. Depuis juin 2024, on peut prendre rendez-vous directement avec un psychologue partenaire. Un médecin peut cependant orienter le patient et adresser un courrier d’accompagnement au psychologue.

Que se passe-t-il après 12 séances ?

Le plafond annuel est atteint et les séances suivantes ne sont plus prises en charge dans le cadre du dispositif pour l’année civile en cours. Le patient peut poursuivre avec un psychologue non conventionné, dont la prise en charge éventuelle dépend de sa complémentaire, ou avec une structure publique. Des exceptions existent pour certains mineurs atteints d’une affection de longue durée hors ALD 23, selon ameli.fr.

Un enfant peut-il consulter ?

Oui, à partir de 3 ans, pour une souffrance psychique d’intensité légère à modérée. La question de l’accompagnement des mineurs est approfondie dans MonSoutienPsy pour les enfants et adolescents.

Conclusion

En 2026, MonSoutienPsy repose sur des règles stables : une séance à 50 €, sans dépassement, remboursée à 60 % par l’Assurance Maladie, dans la limite de 12 séances par an, avec un accès direct sans ordonnance. La véritable nouveauté récente concerne des publics ciblés, notamment certains mineurs en affection de longue durée, plutôt qu’un bouleversement général. Avant de prendre rendez-vous, trois vérifications suffisent : que le psychologue figure bien dans l’annuaire des praticiens conventionnés, que votre situation relève d’une souffrance légère à modérée, et que votre complémentaire santé prenne bien en charge les 20 € de part complémentaire. Pour aller plus loin sur l’articulation avec votre contrat, consultez cumuler MonSoutienPsy et le forfait de sa mutuelle.